Avec son nouveau titre « J’voulais faire un film », Kery James signe bien plus qu’une chanson : c’est le bilan d’une trilogie cinématographique et un manifeste pour la réappropriation des récits des quartiers populaires avec Banlieusards 3.
Un récit loin des clichés : La vision de Kery James
Dans ce texte poignant, Kery James explique sa motivation première : en finir avec les caricatures [00:17]. Lassé de voir « les mêmes » s’emparer des récits de banlieue, il a choisi d’écrire son propre scénario pour s’approcher des réalités sociales, loin des fantasmes et des sarcasmes extérieurs [00:24].
Son objectif n’est pas de magnifier la banlieue ni de tomber dans le misérabilisme, mais de montrer ce qui nous divise et ce qui nous soude [00:30].
L’humanité au centre de l’image
Le rappeur et réalisateur met en lumière la complexité de la vie dans les quartiers à travers une galerie de portraits saisissants :
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L’opposition des destins : Ceux qui deviennent avocats face à ceux qui finissent en prison [00:58].
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Le rôle des femmes : Célébrées comme des piliers, des guides et celles qui soignent [01:14].
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La réalité sociale : Une France qui juge sans connaître, où les revenus sont modestes mais les parents généreux [01:46].
Kery James définit son œuvre comme une « échographie » de la société, une photographie prise sous l’œil de la caméra pour rendre aux habitants des quartiers l’humanité que les médias leur retirent parfois [02:15].
Un combat contre l’entre-soi du cinéma français
Le titre dénonce également les barrières du septième art en France. Kery James souligne l’hypocrisie de la diversité au cinéma, souvent limitée à un discours de façade tandis que le milieu reste dans l’entre-soi [02:44].
Face au refus de crédit et aux portes fermées, l’artiste a dû « passer par la fenêtre » pour exister [03:06]. Ce titre est une célébration de l’indépendance : il n’a attendu personne pour faire son premier film, et il en a désormais réalisé trois [03:11].
Les messages clés du titre
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L’autodétermination : « Si tu ne crois pas en toi, personne ne le fera pour toi » [03:06].
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La responsabilité des choix : « On fait des choix, mais ces choix nous font » [01:46].
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Le refus de la caricature : Ne pas rester prisonnier de l’image que les autres ont façonnée pour nous [01:32].
Découvrez le clip officiel

